Comment se libérer de sa roue de hamster ?

N’avez-vous jamais ressenti cette sensation désagréable de ne plus être suffisamment acteur de votre propre vie ? Métro – boulot – dodo disent certains. Moi je parle de la roue de hamster et le hamster c’est moi à certains moments de ma vie. Ainsi la vie occidentale actuelle nous maintient dans un schéma homogène, répétitif, stéréotypé qui ne laisse que peu de place à la créativité. Beaucoup de personnes courent après le temps, courent d’un rendez-vous à l’autre, d’une activité à l’autre, « coincées » dans les contingences quotidiennes. On se dépêche pour se lever, se préparer le matin, partir travailler, etc. Au bureau, entre les e-mails, les courriers papiers, les appels téléphoniques, les échéances de tous ordres, la hiérarchie, les subordonnés, on ne sait « où donner de la tête ». La pause déjeuner est décalée, escamotée, inexistante. Le soir, il faut rentrer ou se précipiter à une activité soi-disant de détente, accomplir les tâches ménagères, domestiques, diner, se coucher, dormir. Et le lendemain, c’est reparti pour un tour ! On voudrait arrêter ce film qui est tourné en automatique, sans suffisamment d’arrêt sur images, mais il nous entraîne de plus belle.

Il m’arrive d’avoir envie de crier STOP ! JE NE SUIS PAS UN ROBOT !

J’ai besoin de souffler, tout simplement. Quand ce moment arrive, je fais tout pour ralentir le rythme de ma vie. Je refuse alors des invitations pour pouvoir passer du temps en tête à tête avec moi-même. Je respire, je souffle, cela passe, dans mon cas, par lire tranquillement des livres plaisirs qui vont participer à ma détente, détente du corps et de l’esprit. Un moyen que je privilégie pour stopper ma course est de passer une journée seule chez moi, sans sortir. J’avoue que j’aime ainsi passer des dimanches de farniente, seule à savourer le temps qui se ralentit, qui s’étire. Que c’est bon de ne pas courir, de n’avoir aucun rendez-vous, aucune contrainte, de se sentir redevenir le maître de sa vie.
Un autre moyen d’arrêter ma course effrénée est de changer mes habitudes. Ce n’est pas très facile ; cela demande de la motivation, de la persévérance, de la régularité. Si par exemple, vous décidez de manger équilibré, il faudra faire les courses en conséquence, puis la cuisine adaptée. Le rituel de la préparation d’un repas est un bon moyen pour ralentir son rythme de vie. Ainsi prendre le temps d’aller faire les courses en choisissant les produits les mieux adaptés à vos projets culinaires, puis, par exemple, éplucher des légumes, calmement, en pleine conscience est un exercice merveilleux. Savourez cette préparation de façon calme et sereine. Le plaisir de laver à l’eau claire ses légumes, de les couper, puis de les faire cuire. Chaque étape peut être à elle seule un moyen un moment agréable où votre rythme de vie se ralentit. Bien sûr, si votre vie vous convient telle qu’elle est, ne changez rien, mais si vous avez l’impression de vous être transformé en hamster qui court dans sa roue quotidienne, réveillez-vous ! Changez quelque chose ! Il est difficile, voire impossible pour certains de modifier leurs habitudes. Changer fait peur, inquiète. Mais vaut-il mieux être esclave de sa vie, des autres, de son travail ? Ou bien décider au quotidien de comment je choisis de vivre la journée ? Pour ma part, je préfère m’autoriser, m’encourager à choisir ma vie au quotidien. Et vous ? Profitez de cet espace pour me laisser vos commentaires sur votre façon d’être chaque jour ! Evidemment pour choisir, il faut déjà savoir ce que l’on veut. Quand ma vie va trop vite, je la ralentis de diverses façons (voir plus haut). Je m’aère l’esprit, je reste seule pour ralentir aussi le flux de mes pensées.
Avoir un esprit clair permet de voir, puis de prendre conscience des choses à changer dans ma vie. Je me questionne alors plus facilement : « Suis-je actuellement en accord avec moi-même, avec mes valeurs profondes ? » Cette cohérence concerne mes pensées, mes paroles et mes actes. Je passe en revue les pensées actuelles récurrentes : sont-elles optimistes ? Raleuses ? Quelle couleur principale ont mes pensées ces derniers temps ? Qu’en est-il de mes paroles ? Est-ce que je passe du temps plutôt à critiquer, plutôt à remercier, plutôt à plaisanter ? Enfin, comment sont mes habitudes de vie ? Le travail que je fais me correspond-il ou n’est-il que transitoire, qu’alimentaire ? Me permet-il de vivre ma passion ?
Finalement, la question qui résume toutes les autres est : « Suis-je pleinement satisfaite de ma vie actuelle ? Si la réponse est OUI, je ne change rien. Si la réponse est NON, alors je m’interroge pour retrouver ce qui me passionne, ce qui m’anime, mes valeurs profondes. Ensuite je vois comment mettre en pratique mes prises de conscience pour retrouver un équilibre de vie qui me convient mieux que celui que j’ai adopté en oubliant que je pouvais être maître et non pas esclave. Et oui, il arrive d’oublier d’être maître quand on se laisse « dépasser » par les événements, le train-train quotidien, son entourage, les contraintes, etc.
Pour que la roue du hamster s’arrête, il suffit que le hamster arrête de courir car c’est bien la course du hamster qui entretient le mouvement de sa roue. A bien y regarder, il en est de même de nos vies.
Alors que choisissez-vous ? Quelle couleur et quel rythme souhaitez-vous donner à votre vie ?
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